Archive de la catégorie lectures

“Les médicamenteurs”, une lecture d’actualité

Les médicamenteurs c’est au départ un documentaire puis un livre, que j’ai commencé à lire avant que le MEDIATOR ne fasse parler de lui. Défendant de façon très documentée sa thèse, il s’appuie pour l’essentiel sur des rapports officiels (IGAS, Cour des Comptes….) qui sont disponibles sur Internet. Il m’a beaucoup fait réfléchir à la fois en terme de santé public, d’enjeux industriels mais aussi en temps que “médiconsommateur”

(texte modifié suite au commentaire)

Présentation de l’éditeur

Avec son record mondial de quarante boîtes de médicaments par personne et par an, la France serait peuplée de goinfres de pharmacie. Principale réplique des autorités à cette ” surconsommation “, la ” responsabilisation” des patients. Les cancéreux, diabétiques, cardiaques et autres insuffisants rénaux ne feraient vraiment aucun effort ! Et qu’en est-il des autres “responsables” ? Des pouvoirs publics qui supervisent le marché très particulier des médicaments et commandent 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A? Des médecins qui ont parfois la main lourde quand ils rédigent leurs ordonnances? Des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont pas vocation à faire de la charité publique? Cette enquête sur le parcours des médicaments dans les méandres du système français, depuis leur évaluation au suivi des effets secondaires, révèle de drôles de surprises. Installée à tous les étages de l’Etat - des instances qui décident des autorisations de mise sur le marché jusqu’aux cabinets des médecins et des ministres -, l’industrie pharmaceutique semble avoir gagné la bataille d’influence. Et trop souvent, notre système de santé est pris au piège d’intérêts économiques qui n’ont plus grand-chose à voir avec la santé de tous.

Biographie de l’auteur

Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle a publié La Grande Invasion, enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne aux Editions du Moment (2008). En 2009, elle a réalisé le documentaire Les Médicamenteurs avec Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux.

Tonton Clarinette - Nick Stone

Une série Noire qui se passe à Haïti.

Ce qu’en dit l’éditeur, sur la quatrième de couverture :

« Ici, ce sont les morts qui gouvernent. »

Pour Max Mingus, privé de Miami, l’offre est tentante : dix millions de dollars pour mettre la main sur Charlie Carver, fils d’une grande famille haïtienne, introuvable depuis plus de trois ans.

Charlie a disparu en Haïti, comme des dizaines d’autres enfants volatilisés depuis des décennies. Dans un pays dominé par le vaudou, nombreux sont ceux à évoquer la magie noire et une figure mythique, Tonton Clarinette, un dieu charmeur d’enfants qui les entraîne loin de leurs familles.

Mais qui est donc Tonton Clarinette ? Un joueur de flûte qui hypnotise des victimes ? Un voleur d’âmes ? Un tueur en série ? Pour le découvrir, Max devra réussir là où d’autres détectives ont non seulement échoué mais perdu la vie. Très vite la question pour Max n’est plus seulement de retrouver Charlie mais de sauver sa peau.

Baroque, haletant, Tonton Clarinette ensorcellera jusqu’au plus averti des amateurs de thrillers.”

Ce que j’aime dans les bon polars c’est qu’en plus d’une (souvent) bonne histoire, il y a toujours une description d’un pays, d’un milieu. Nick Stone, d’origine haïtienne, nous décrit le pays de Papa Doc et de son fils, de la grande misère, de la violence… sans complaisance, vu par un détective américain qui cherche d’abord à comprendre ce pays qui est le plus pauvre et le plus désorganisé et dont l’histoire  est une perpétuelle suite de catastrophes, d’opportunités manquées.

Elle s’appelait Sarah - Tatania de Rosnay

Mot de l’éditeur : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Avis : Très bien. Tellement bien que je vais aller voir le film.

le Kabbaliste de Prague - Marek Halter

Dan cet ouvrage, Marek Halter nous fait revivre la création du Golem par le récit, plusieurs siècle après, d’un témoin-acteur, David Gans.

David Gans (1541- 1613), penseur et mathématicien , appartenait à la communauté juive de Prague. Comme dans tous ses romans, Marek Halter mêle réalité historique et mythes fondateurs du judaïsme, dans un récit prenant. Au delà du roman, il permet  d’approcher des fondamentaux de la religion et de la culture juive (mais est-ce séparable ?) et laisse dans la tête pas mal de questions philosophiques, sur le pouvoir, la liberté, la connaissance.

J’aime beaucoup aussi le style de Marek Halter, à la fois dépaysant et aisé à lire.

|