Les médicamenteurs c’est au départ un documentaire puis un livre, que j’ai commencé à lire avant que le MEDIATOR ne fasse parler de lui. Défendant de façon très documentée sa thèse, il s’appuie pour l’essentiel sur des rapports officiels (IGAS, Cour des Comptes….) qui sont disponibles sur Internet. Il m’a beaucoup fait réfléchir à la fois en terme de santé public, d’enjeux industriels mais aussi en temps que “médiconsommateur”
(texte modifié suite au commentaire)
Avec son record mondial de quarante boîtes de médicaments par personne et par an, la France serait peuplée de goinfres de pharmacie. Principale réplique des autorités à cette ” surconsommation “, la ” responsabilisation” des patients. Les cancéreux, diabétiques, cardiaques et autres insuffisants rénaux ne feraient vraiment aucun effort ! Et qu’en est-il des autres “responsables” ? Des pouvoirs publics qui supervisent le marché très particulier des médicaments et commandent 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A? Des médecins qui ont parfois la main lourde quand ils rédigent leurs ordonnances? Des laboratoires pharmaceutiques qui n’ont pas vocation à faire de la charité publique? Cette enquête sur le parcours des médicaments dans les méandres du système français, depuis leur évaluation au suivi des effets secondaires, révèle de drôles de surprises. Installée à tous les étages de l’Etat - des instances qui décident des autorisations de mise sur le marché jusqu’aux cabinets des médecins et des ministres -, l’industrie pharmaceutique semble avoir gagné la bataille d’influence. Et trop souvent, notre système de santé est pris au piège d’intérêts économiques qui n’ont plus grand-chose à voir avec la santé de tous.
Stéphane Horel est journaliste indépendante et documentariste. Elle a publié La Grande Invasion, enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne aux Editions du Moment (2008). En 2009, elle a réalisé le documentaire Les Médicamenteurs avec Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux.
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21.11.2010 à 16:45
Bonjour,
je me permet de répondre à votre article, car la qualification de parti-pris me dérange. Mon livre est le résultat de plus de trois ans de travail sur notre système de santé, et, comme vous le faites remarquer, je me repose en majeure partie sur des documents publics et officiels : rapports de l’IGAS, de la cour des comptes, de l’Assemblée nationale, du Sénat, compte-rendu de commissions à l’AFSSAPS, points d’information de la caisse nationale d’Assurance maladie etc. Chaque information est étayée par des documents. A la fin du livre, vous trouverez 12 pages de références bibliographiques où je cite absolument toutes mes sources.
Cordialement,
Stéphane Horel
21.11.2010 à 22:58
Bonjour,
Si vous l’avez lu dans ce sens, mon expression est très maladroite et j’en suis désolée. C’est parce que j’ai apprécié votre documentation et la solidité de votre travail que j’en ai parlé. J’ai d’ailleurs épluché les 12 pages de références biblio. Je voulais dire que vous défendiez une thèse sans aucune connotation négative.
Je corrige dès que possible (étant dans un train avec une connexion aléatoire)
Cordialement